Issue d'un travail communautaire, la pirogue était le fruit d'un processus complexe. Avant l'arrivée des Européens, les Polynésiens ne connaissaient pas le métal. Munis d'outils en pierre, en coquillage ou en bois, ils construisaient leur pirogue avec une rapidité et une ingéniosité qui étonnèrent les premiers navigateurs.
L'herminette (to'i en tahitien) était un outil indispensable à la coupe des arbres et à l'évidage des troncs. Les planches de bordé étaient préalablement perforées grâce à des outils comme le perçoir à pompe. Elles étaient ensuite « cousues » à la coque par des liens de bourre de coco tressée.
Les charpentiers ajustaient le balancier ou la seconde coque par un jeu de traverses et de ligatures. Les femmes, quant à elles, tressaient des nattes pour confectionner les voiles.
La construction des grandes pirogues ou des pirogues sacrées, était réservée à des maîtres en charpenterie de marine, les tahu'a va'a aux îles de la Société. Jouissant d'un grand prestige social, ils recevaient un long apprentissage.
To'i, herminette
1. dossier pédagogique
2. journal de l'expo
L'exposition